Le lundi

 

Le lundi est le jours le plus détesté des élèves. Nous profitons un maximum de nos heures libres que nous nous couchons tard. Très tard. Le dimanche. Le lundi est là, sournois, nous rappelant à nos obligation, nos devoirs, nos cours. Et lorsque, debout à six heures, nous partons pour le lycée telle une armée de zombie, on se dit qu’on serait bien mieux dans notre lit.

 

Le lundi est le jour ou les grilles du lycée semblent ricaner en nous voyant entrer et dépités de ne pouvoir nous retenir lorsque nous en sortons. En entrant, j’essaye de profiter au maximum d’un temps pour parler avec des amis. Et soudain, la sonnerie retentit, coupant les conversations pour nous emmener vers l’enfer des escalier où le but est d’écraser les autres tout en survivant. Puis le professeur entre, pose son cartable, sort ses affaires, et commence son cours. Mathématiques. Même le chinois serait plus compréhensible que ces lettres qui s’additionnent mais ne veulent pas entrer dans le cerveau des pauvres élèves. Puis vint le français. Ce cours où les élèves parlent entre eux pour communiquer notre belle langue et se font rabrouer pas le professeur qui est là. Encore et toujours. Un fauve qui ne veut pas lâcher sa proie. Entre deux cours nous avons un petit quart d’heure que j’utilise pour oublier que je suis ici. Peine perdue. Vint ensuite l’heure de manger. Pour les moins chanceux qui habitent loin, ils doivent attendre une heure avant de pouvoir engloutir leur repas pour ne pas être en retard. Et il y a ceux qui, comme moi, on l’occasion de rentrer chez-eux pour partager un repas avec notre famille. Avant de repartir.

 

Le lundi est le jour où les élèves essayent vainement de récupérer leurs heures de sommeil. Surtout l’après-midi, pour digérer. Alors moi, j’ai aide perso, j’essaye d’en profiter mais le professeur parle si fort qu’il  veut que personne ne dorment durant son cours. Puis le cours d’histoire arrive et l’on voit des masses d’élèves partirent vers l’enfer des escaliers. Suivre un cours n’est pas aisée, il faut supporter son voisin trop bavard, la fenêtre ouverte par 6°, le professeur qui parle, prendre des notes et ne pas s’endormir. Et un miracle se produit, j’ai une de libre. Une heure rien qu’à moi ! Mais une heure, ça passe vite et le cours d’anglais qui suit est le plus dur. Il faut s’accrocher à son dictionnaire et ne pas se laisser engloutir par le flot de mots.

 

Le lundi est le jour qui devrait-être supprimé.

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